fr La Fondation La Source au cœur de la campagne de vaccination

RAPPORT ANNUEL 2021

LA FONDATION

Le mot du Président

Le mot du Président - Sommaire

LA CLINIQUE

Quelques brèves de 2021

Brèves - Sommaire

LA CLINIQUE

Un écosystème de soins en évolution

Ecosystème - Sommaire

LA CLINIQUE

La Fondation La Source au cœur de la campagne de vaccination

Vaccination - Sommaire

LA CLINIQUE

Les Laboratoires sur le front de la crise sanitaire

Laboratoires - Sommaire

LA CLINIQUE

Une Clinique aux petits soins pour ses collaborateurs

Collaborateurs - Sommaire

LA CLINIQUE

Chiffres clés 2021

Chiffres - Sommaire

LA CLINIQUE

Des patients toujours aussi satisfaits

Patients - Sommaire

ÉCOLE

2021, bis repetita

Bis Repetita - Sommaire

ÉCOLE

L'expertise multidimensionnelle des infirmières

Infirmières - Sommaire

ÉCOLE

Formation & affaires estudiantines

Formation - Sommaire

ÉCOLE

Recherche & Développement et Prestations de service

Recherche - Sommaire

ÉCOLE

Institut La Source & Ecole en chiffres

Institut - Sommaire

LA CLINIQUE

Bilan et Perspectives

Bilan - Sommaire

ÉCOLE

Diplômes et Prix décernés en 2021

Diplômes - Sommaire

LA FONDATION

Conseil de fondation

Conseil - Sommaire

ANNEXE

Dons reçus en 2021

Dons - Sommaire

ANNEXE

Remerciements

Remerciements - Sommaire

ANNEXE

Impressum

Impressum - Sommaire

RAPPORT ANNUEL 2021

La Fondation La Source
au cœur de la campagne de vaccination

 

Une Clinique de soins aigus pluridisciplinaires et une Haute Ecole de santé réunies au cœur d’une campagne de vaccination d’une ampleur jamais connue jusqu’alors: la situation est inédite en Suisse. L’exemple du Centre de vaccination de Beaulieu témoigne de cet engagement sans précédent des étudiants de l’Ecole et des collaborateurs de la Clinique en faveur de la santé publique.

SUR TOUS LES FRONTS

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, la Fondation La Source n’a pas ménagé ses efforts pour venir en aide à la population partout où cela était nécessaire. Prise en charge de patients Covid dans une unité spéciale de Soins intensifs et création d’une unité de soins Covid au 1er étage de la Clinique, mise en place d'un centre de dépistage ou mobilisation sans précédent des étudiants de sa Haute Ecole lors des différentes vagues. Sans oublier l’implication de ses Laboratoires et les 115’000 tests de dépistage réalisés depuis le début de la crise (lire article page 12). La Fondation a été sur tous les fronts. En 2021, elle a apporté une nouvelle pierre à l’édifice et à la résolution de cette crise en s’engageant dans le Centre de vaccination de Beaulieu, le plus important du genre dans la région. C’est grâce à la réactivité et à l’engagement inconditionnel des directions de la Clinique et de l’Ecole que ce projet a pu voir le jour. Il a rassemblé la Fondation La Source, le CHUV et l’Etat de Vaud. Grâce à cette collaboration privé-public inédite dans l’histoire, plus de 330’000 vaccins ont pu être administrés en un temps record.

LA CLINIQUE GARANTE DU PROCESSUS DE VACCINATION

«La Clinique a assuré la responsabilité infirmière du Centre. Elle était garante du bon déroulement du processus de vaccination» explique Mireille Villalon, Infirmière-cheffe de la Clinique de La Source et Responsable infirmière du Centre de vaccination. «Cela signifiait que nous devions veiller à garantir le fonctionnement du processus de tri, vaccination et de surveillance des personnes vaccinées. La Clinique avait également la responsabilité d’effectuer une consultation infirmière dès l’entrée de l’usager pour les personnes qui présentaient des risques et 3 médecins du CHUV étaient présents en permanence en cas de problème». La gestion logistique et administrative du Centre a été assurée par l’Etat-major cantonal de conduite et avec l’aide de la protection civile.

Grâce à cette collaboration privé-public, plus de 330’000 vaccins ont pu être administrés en un temps record.

600 ÉTUDIANTS VOLONTAIRES

Mais impossible de relever un défi de cette ampleur sans compter sur l’engagement exemplaire des étudiants en soins infirmiers qui ont été mobilisés en nombre pour administrer les vaccins. «Le cœur du réacteur, soit la zone de vaccination, a été entièrement géré par nos étudiants, sous la supervision infirmière de la Clinique de la Source» souligne Jacques Chapuis, Directeur de la Haute Ecole. «56 étudiants ont dû être présents chaque jour pour tenir un rythme de 2'500 à 3'000 injections quotidiennes, avec de très grandes amplitudes horaires: de 8h à 22h 6 jours sur 7 et le dimanche de 8h à 16h30. Pour faire face à de tels besoins, nous nous sommes associés à la Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV)». Au final, 316 étudiants de La Source et 284 de l’HESAV se sont portés volontaires pour participer à cette opération. Une formation commune a été mise en place pour leur permettre d’apprendre ou de réactualiser le geste vaccinal. Cours en ligne facultatif pour les étudiants en soins infirmiers disposant déjà de solides bases en la matière et cours d’une demi-journée obligatoire et en présentiel pour celles et ceux qui étaient issus des autres filières de la santé (sages-femmes, physiothérapeutes, etc). Au total, plus de 600 étudiants ont été formés à la vaccination.
     Lorsque les cours ont repris en septembre, ces étudiants vaccinateurs ont été remplacés par du personnel recruté par une agence d’intérim. Un nouveau défi pour Mireille Villalon et les cadres-infirmiers de la Clinique puisque, tout en assurant leur sécurité, il a fallu former ces nouvelles recrues à la vaccination en partant cette fois-ci de zéro.

TOUCHE HUMAINE

A peine diplômé de l’Institut et Haute Ecole de la Santé La Source, Maxime Naoux a été engagé pour assurer le rôle d’infirmier coordinateur du Centre de vaccination. C’est à lui qu’il incombait de garantir la présence des étudiants vaccinateurs sur le site, avec le casse-tête des plannings à coordonner que cela suppose. Il s’est également chargé de superviser la formation des futurs vaccinateurs. Une double casquette qu’il a assumée sans trembler à seulement 27 ans. Il reste encore admiratif du travail fourni par ces étudiants. «Ils ont été formidables» se souvient-il enthousiaste. «Ils ont su apporter cette touche humaine si importante dans un processus de vaccination de grande échelle. J’ai admiré leur justesse et leur finesse dans la façon de poser les questions aux usagers. Et lorsqu’une situation dégénérait, en cas de malaise par exemple, ils ont su diriger les usagers vers les boxes d’urgence du Centre pour une prise en charge par des infirmiers spécialisés». Un professionnalisme à toute épreuve qu’il n'est pas le seul à saluer. Mireille Villalon souligne quant à elle le sérieux et la rigueur avec lesquels ces étudiants ont accompli cette mission. «Leur dynamisme et leur fraîcheur ont été des éléments-clés dans la qualité de la prise en charge que nous avons pu offrir à la population. J’ai été fière de travailler avec eux, de voir qu’après avoir tant souffert de cette pandémie, ils participaient aussi à sa résolution».

TOUT SEUL ON NE FAIT RIEN

L’autre grand défi de ce Centre de vaccination, partagé aussi bien par Maxime Naoux que par Mireille Villalon, est celui de l’interdisciplinarité. «Un des principaux défis a été de trouver une cohésion entre les différentes équipes. La protection civile, le personnel infirmier et la direction des soins de la Clinique, une entreprise de placement temporaire ou encore la direction médicale du CHUV, chacune incarne un corps de métier différent par ses codes, son fonctionnement et ses représentations des autres métiers. Trouver le bon langage commun a demandé beaucoup d’efforts de part et d’autre» détaille Maxime Naoux. «Une interdisciplinarité source d’un véritable enrichissement personnel et professionnel» pour Mireille Villalon qui a noué des relations d’amitié professionnelle avec plusieurs acteurs présents au sein du Centre. «Le métier de soignant est un métier de collaborations. Tout seul on ne fait rien!».

Cette crise nous a confrontés à nos choix de société. Elle nous a permis de constater que le fait de diminuer le nombre d'infirmiers un peu partout fait courir un énorme risque au système de santé.

DEUX ÉTUDIANTS TÉMOIGNENT

Marie Willemin et Nicolas Troesch se sont tous les deux portés volontaires pour participer à cette campagne de vaccination. Alors étudiants en soins infirmiers à la Haute Ecole La Source, ils en sont sortis diplômés en septembre dernier. «Je retire une grande fierté de cette expérience.» raconte Marie Willemin. «Elle m’a fait prendre conscience de l’importance de mon métier pour la population. J’ai eu l’impression de participer à quelque chose de plus grand que moi, à une œuvre collective qui me dépassait, comme les infirmiers sur le front en temps de guerre». Nicolas Troesch évoque lui ce lieu particulier qu’est le box de vaccination. «C’était un véritable lieu de soin. L’enjeu était de créer une relation de confiance avec l’usager en très peu de temps. Dans un service hospitalier, nous avons plus de temps pour créer et développer cette relation avec les patients. Les usagers du Centre de vaccination nous ont montré une grande reconnaissance. Ils ont apprécié le fait que nous soyons à leur écoute, que nous ne réduisions pas ce moment à un simple geste technique froid». «J’ai été mobilisé en mars 2020 lors de la première vague. Je suis allé prêter main forte dans un centre de dépistage à Epalinges. En participant à cette campagne de vaccination, j’ai l’impression d’avoir bouclé la boucle» conclut le jeune infirmier qui vient de trouver son premier poste en face de son ancienne Ecole, aux Urgences du Centre médical de La Source (groupe VidyMed).

QUEL MODÈLE DE SANTÉ POUR DEMAIN?

«Ce Centre de vaccination de Beaulieu a été un moment d’une intensité folle, un moment riche en enseignements» analyse Jacques Chapuis. «Le fait de devoir faire appel à des étudiants pour fournir un effort vaccinal de cette envergure pose question et doit nous amener à une réflexion profonde sur notre modèle de santé. De quelle réserve d’infirmiers et de soignants devons-nous disposer pour faire face à des situations de crise? Celle que nous avons traversée avec le Covid nous a clairement montré que nous n’étions pas prêts. Les ressources humaines qualifiées dont nous avions besoin ont manqué lors des différents pics que nous avons eu à affronter depuis mars 2020. Cette crise nous a confrontés à nos choix de société. Elle nous a permis de constater que le fait de diminuer le nombre d'infirmiers un peu partout fait courir un énorme risque au système de santé».

LES CHIFFRES