RAPPORT ANNUEL 2019

LA FONDATION

Le mot du Président

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LA CLINIQUE

Quelques brèves de 2019

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LA CLINIQUE

Faire progresser le système de santé

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LA CLINIQUE

La qualité partout et pour tous

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LA CLINIQUE

Une journée au Bloc opératoire

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LA CLINIQUE

Zoom sur cinq métiers de l’ombre

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LA CLINIQUE

Chiffres clés 2019

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ÉCOLE

2019, un cru d’excellence

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ÉCOLE

La formation Bachelor ces dix dernières années

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ÉCOLE

Formation & Affaires estudiantines

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ÉCOLE

Recherche & Développement et Prestations de service

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ÉCOLE

Affaires internationales

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ÉCOLE

Institut La Source & Ecole en chiffres

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ÉCOLE

Bilan & perspectives

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ÉCOLE

Diplômes & Prix décernés en 2019

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LE CONSEIL DE FONDATION

Conseil de fondation

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ANNEXE

Dons reçus en 2018

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ANNEXE

Remerciements

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ANNEXE

Impressum

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RAPPORT ANNUEL 2019

Faire progresser le système de santé

 

Un modèle unique en son genre

Une Haute École en soins infirmiers et une Clinique de soins aigus pluridisciplinaire chapeautées par une même Fondation. Le modèle est unique en son genre dans le paysage suisse de la santé. Depuis 130 ans, sa force réside dans le fait de regrouper sur un même site formation, recherche et pratique de haut niveau. Ce fructueux voisinage permet de multiplier les transferts d’expertise entre les deux entités: 70 étudiants de l’École viennent chaque année effectuer leur stage au sein des différents services de la Clinique. De son côté, l’École offre de multiples opportunités de formation continue aux praticiens de la Clinique qui peuvent se tenir au courant des dernières «pratiques fondées sur des preuves» (evidence-based practices). Les équipes médicales de la Clinique – en soins intensifs ou en anesthésie par exemple – sont ainsi de plus en plus nombreuses à utiliser l’Hôpital simulé de l’École dans le but de tester des scénarios de soins dans des conditions très proches de la réalité.

     L’année 2019 a marqué une intensification des collaborations entre école et Clinique sur le plan de l’innovation. Rencontre avec Chantal Montandon, Directrice des soins infirmiers de la Clinique, Emmanuel Grosjean, Chef du service biomédical & projets transversaux de la Clinique et Dre Dominique Truchot-Cardot, Médecin, Professeure ordinaire et Responsable du Source Innovation Lab (SILAB) de la Haute École pour évoquer les nouvelles perspectives ouvertes par ce rapprochement.

 

Quel est l’atout du «modèle La Source» en matière d’innovation?

Emmanuel Grosjean – Le domaine de la santé est en pleine mutation. Des révolutions très profondes sont à l’œuvre, aussi bien dans le partage de l’information que dans la façon dont le patient est impliqué dans sa propre prise en charge. Nous nous éloignons de plus en plus d’une vision paternaliste des soins pour une approche plus horizontale qui redonne du pouvoir au patient. La technologie joue un rôle déterminant dans ce changement de paradigme.

EMMANUEL GROSJEAN.

Dominique Truchot-Cardot – Dans la quasi-totalité des projets qui nous sont présentés au SILAB, on observe que l’utilisateur final de la technologie – qu’on pense au patient ou au soignant – est le grand oublié. Les entreprises viennent nous voir avec des solutions toutes faites, sans jamais avoir questionné les problèmes. Avec son École et sa Clinique, La Source rassemble des chercheurs, des enseignants et des praticiens très pointus dans leur domaine. Cette proximité nous permet d’offrir à nos partenaires, grandes entreprises ou start-up, un écosystème particulièrement intéressant qui va leur permettre de recentrer leurs problématiques autour de l’utilisateur. C’est là que se trouve l’enjeu principal aujourd’hui lorsque l’on parle de technologie dans les soins. Nous proposons donc à ces différents acteurs de l’innovation de faire la preuve de leur concept, depuis l’idée jusqu’à la commercialisation.

 

Emmanuel Grosjean – Une idée conceptuelle qui ne peut pas s’intégrer dans le quotidien des soignants ou des patients ne va jamais germer. Notre rôle, aussi bien avec des étudiants qu’avec des industriels, est de confronter très rapidement le concept à l’opérationnel pour sélectionner les graines qui présentent le plus grand potentiel de germination.

Quels exemples concrets peut-on donner pour illustrer le fonctionnement de cet écosystème?

Chantal Montandon – L’année dernière, des étudiants du Master of Advanced Studies in Design Research for Digital Innovation EPFL/ECAL sont venus nous voir avec un prototype de sonnettes destinées aux lits d’hôpital. Ils ont pu rencontrer des étudiants de l’École et des praticiens de la Clinique et tester leur premier concept dans nos unités de soins. Ils sont repartis avec une série de recommandations de terrain qui leur ont permis d’améliorer leur dispositif notamment sur le plan de l’acceptabilité des patients et du personnel soignant.

CHANTAL MONTANDON.

Dominique Truchot-Cardot – En 2019, nous avons également accompagné une grande entreprise du secteur industriel dans la mise au point d’un dispositif d’auto-administration de médicaments destiné aux patients. L’objectif ici était de travailler sur l’ergonomie du dispositif pour l’adapter aux patients mais également aux soignants qui devront aider les patients à l’utiliser. Notre réflexion a donc porté sur le dispositif lui-même mais aussi sur sa notice d’utilisation puisqu’on sait que cette dernière constitue l’un des principaux freins dans la mise en œuvre d’un traitement. L’un des laboratoires d’enseignement de l’École a mis en place des focus groupes «utilisateurs-patients» pour tester la solution puis nous avons organisé des rencontres avec les soignants de la Clinique pour travailler sur les notices. Au final, nous avons livré à cette entreprise une démarche complète de certification qualité qui lui permettra d’obtenir, dans les mois qui viennent, l’autorisation de mise sur le marché du dispositif médical en question.

DRE DOMINIQUE TRUCHOT-CARDOT.

Que change le fait d’appartenir à une fondation privée à but non lucratif?

Dominique Truchot-Cardot – C’est un privilège qui nous permet de dire non à un projet qui ne respecte pas nos valeurs! Nous ne travaillons que sur des projets dans lesquels nous croyons, qui vont révolutionner le quotidien du patient ou qui vont accompagner le métier de soignant.

 

Emmanuel Grosjean – Depuis sa création, la Fondation La Source s’est toujours engagée pour faire progresser le système de santé. C’est encore le cas aujourd’hui avec cet écosystème unique que nous offrons aux acteurs de l’innovation. La force de notre modèle réside dans la mise en relation de partenaires cliniques, académiques et industriels.

 

Chantal Montandon – De façon plus générale, cette proximité avec l’École est extrêmement stimulante pour les praticiens de la Clinique. Elle nous permet de remettre constamment en question nos pratiques de soins en les adaptant aux meilleurs standards internationaux. C’est un cercle vertueux qui nous permet de rester agiles, de garantir l’excellence de nos prestations et la sécurité maximale pour nos patients.